Édito octobre 2017

Les plus d’Erasmus

Les voyages forment la jeunesse, dit le dicton. C’est encore plus vrai avec Erasmus. Ce programme d’échanges d’étudiants permet chaque année à des milliers de jeunes Européens de suivre une année de formation à l’étranger, souvent dans une autre langue que leur langue maternelle. L’expérience est extrêmement riche. Elle permet d’acquérir des savoirs imprévus, de découvrir de nouveaux horizons, de tester sa capacité d’adaptation à une société différente. Elle met de la distance avec le milieu familial, avec les réseaux d’amitié, mais conduit à créer de nouveaux liens. On en revient plus ouvert, enclin à écouter d’autres points de vue, à apprécier la diversité du monde. C’est pourquoi Erasmus gagne à être connu et étendu.
À la mi-octobre, des Erasmus Days se dérouleront à travers la France pour promouvoir ce programme. Des « anciens » livreront leurs témoignages pour donner envie à d’autres de tenter l’aventure. Depuis plusieurs années, ces échanges ne concernent d’ailleurs pas que les étudiants et les enseignants mais aussi les apprentis et les lycéens. Pour que cette opportunité profite à toutes les catégories de jeunes.
Erasmus, c’est aussi un atout pour cette communauté de pays qu’est l’Union européenne. C’est d’ailleurs elle qui finance ce programme, avec le désir d’effacer les frontières, de créer un sentiment de proximité, d’identité commune. On s’entend plus facilement quand on se connaît. On se respecte davantage. Favoriser les échanges, c’est aussi travailler pour la paix.

Jean-Christophe Ploquin
& David Groison
Rédacteurs en chef des Dossiers de l’Actualité

Édito septembre 2017

Au travail

Depuis des années, les performances économiques de la France sont à la traîne. La croissance y est plus faible que chez la plupart de ses voisins. Le chômage concerne près de 10 % de la population active. Parmi les causes de cette situation, le droit du travail fait figure d’accusé.
Ses réglementations lourdes et complexes sont considérées comme un frein à ’embauche, notamment dans les petites et moyennes entreprises. Plusieurs gouvernements ont donc entrepris de le transformer. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, en a même fait une de ses réformes prioritaires. Et pour aller vite, il a réduit la participation du Parlement à l’élaboration de nouvelles lois. Dès ce mois de septembre, des dispositions vont entrer en vigueur. Avec le risque que le débat, qui n’aura pas eu lieu à l’Assemblée nationale, se déroule dans la rue, par
des manifestations. En fait, la confiance des salariés ne s’obtiendra que si d’autres avancées sont réalisées. Une plus grande flexibilité dans les parcours professionnels devra s’accompagner d’une plus grande sécurité dans le maintien des revenus, y compris durant les périodes de formation à de nouveaux métiers. Cela nécessitera un bon dialogue social. La qualité de la formation initiale sera aussi déterminante.
À l’heure de la rentrée dans les lycées, les grandes écoles et les universités, il n’y a en tout cas qu’un seul mot d’ordre : au travail !

Jean-Christophe Ploquin
& David Groison
Rédacteurs en chef des Dossiers de l’Actualité

Édito juin 2017

Au travail !

Quelle audace ! Le 7 mai, les électeurs ont élu le plus jeune président de l’histoire de France ! Pendant cinq ans, c’est donc Emmanuel Macron qui incarnera le pays dans ses relations avec le monde. C’est lui, aussi, qui décidera des grandes orientations économiques, politiques, militaires ou éducatives.
Beaucoup de jeunes ont voté pour lui, séduits par son élan et par son projet de briser un système politique divisé entre droite et gauche. D’autres se sont méfiés de son look de jeune premier à qui tout réussit, de son passé de ministre et de banquier.
Pour de nombreux électeurs ayant une existence difficile et craignant l’avenir, il n’est pas facile de décider à qui faire confiance. Certains ont choisi le vote blanc ou l’abstention.
Emmanuel Macron a un programme qui devrait intéresser particulièrement les jeunes. Pour lui, le redressement de la France passe par une libéralisation du marché de l’emploi. Il met au centre de son projet le travail, mais aussi l’initiative individuelle. Il souhaite que toute personne qui veut entreprendre puisse le faire.
Cela traduit aussi sa vision de la vie. Le nouveau président pense que chacun doit pouvoir prendre son avenir en main. En créant les conditions favorables pour cela, il espère redonner de l’espoir aux gens et du dynamisme à la société, à l’économie, à la France et, par ricochet, à l’Europe. C’est une vision stimulante mais qui ne doit pas oublier l’exigence de solidarité.

Jean-Christophe Ploquin
& David Groison
Rédacteurs en chef des Dossiers de l’Actualité

Édito mai 2017

La France en Europe

Le 7 mai, les Français auront un nouveau chef de l’État. En juin, ils choisiront de nouveaux députés. Ces derniers mois, l’actualité a été dominée par la vie politique. C’est normal : le président de la République joue un rôle déterminant à la tête des institutions, et l’Assemblée nationale exerce, au nom des citoyens, le contrôle sur le gouvernement. Il faut donc bien connaître les candidats avant de voter.
Cette année, le débat a notamment porté sur la place de la France en Europe. Il y a soixante ans, notre pays a en effet décidé de partager sa souveraineté avec ses voisins, pour renforcer les liens et les échanges, et pour être plus fort dans le monde. Aujourd’hui, beaucoup de peuples européens partagent la même monnaie, circulent librement chez les uns et les autres, et surveillent ensemble leurs frontières. Au fil du temps, l’Union européenne est devenue un espace de concurrence régulée entre les entreprises, de coopération entre les scientifiques ou les policiers, de solidarité avec les agriculteurs ou les jeunes confrontés au chômage.
Tout n’est pas parfait, loin de là, et l’élection présidentielle a permis de reposer la question de l’Europe que nous voulons. Avec deux grandes options : le chacun pour soi ou le jeu en équipe. La France ne doit pas hésiter. Si elle joue collectif, elle peut même prétendre au brassard de capitaine.

Jean-Christophe Ploquin
& David Groison
Rédacteurs en chef des Dossiers de l’Actualité

Édito avril 2017

Aux urnes, citoyens !

Enfin, elle arrive ! L’élection présidentielle est pour bientôt. Voilà des mois que les partis politiques et des candidats s’y préparent et que leurs débats occupent les médias. Le scrutin se déroulera en deux temps, dimanche 23 avril puis le 7 mai. Pour des centaines de milliers de jeunes, ce sera la première occasion d’élire le chef de l’État. Il n’est pas sûr, pourtant, que tous se précipitent dans l’isoloir. Une partie importante de l’électorat est désabusée par la classe politique. Beaucoup ont le sentiment que l’État ne les protège pas du chômage, de la compétition internationale ou de l’insécurité. Certains n’ont plus le sentiment d’appartenir à une même communauté nationale. Les frustrations ou la colère peuvent favoriser l’abstention ou le vote en faveur des extrêmes. Or, au contraire, c’est le moment d’être constructif et généreux, avec un regard tourné vers les autres.
Car la France a de l’avenir, et ce sont notamment les jeunes qui le construiront. Le vote est toujours un moyen de faire entendre sa voix, même s’il n’est pas le seul. L’exercice de la citoyenneté passe aussi par des engagements très divers, dans des associations, des groupes culturels, la vie du lycée…
Notre vie ne dépend pas que du président de la République mais aussi de ce que nous en ferons.

Jean-Christophe Ploquin
& David Groison
Rédacteurs en chef des Dossiers de l’Actualité