Édito octobre 2018

Leçons d’histoire

Il y a bientôt cent ans prenait fin un des principaux épisodes de la Première Guerre mondiale. Après plus de quatre ans d’affrontements, la France et l’Allemagne allaient signer un armistice à Rethondes, une commune de l’Oise, le 11 novembre 1918. Dans l’est de l’Europe, en revanche, des combats allaient se poursuivre, notamment en Pologne, en Russie, en Turquie, jusqu’en 1923 pour les derniers. Au total, plus de soixante millions de soldats prirent part à ce conflit durant lequel environ dix millions de civils et militaires moururent et vingt millions furent blessés.

En France, une Mission du centenaire a été mise en place dès 2013 pour réfléchir à la façon dont le pays devait se souvenir de cette tragédie. Elle travaille avec des historiens, des enseignants, des musées, et avec de nombreuses associations et collectivités territoriales qui font vivre la mémoire de la Grande Guerre, notamment dans les départements du nord et de l’est de la France où se déroulèrent les principales batailles.

Ce travail est important pour garder le souvenir de ceux qui sont tombés, mais aussi pour tirer des enseignements pour le présent. L’histoire ne se répète jamais vraiment, mais l’étudier est une sage précaution pour préparer l’avenir. Cela permet de mieux connaître les ressorts de l’âme des peuples et de prévenir les erreurs que peuvent commettre leurs dirigeants. Une démarche importante dès lors que chaque citoyen est responsable du destin de son pays et peut peser en faveur de la paix.

David Groison, rédacteur en chef à Phosphore et Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef à La Croix